Ca fait bien longtemps que j'ai envie de parler de conso, j'ai d'ailleurs débuté sur internet en écrivant des avis conso sur le site Ciao, ça me manque... Conso-addict, conso-victime, accro mais pas contente, pas toujours... C'est décidé, on démarre le blog ConsoManiaC, action!
Quel menu pour la semaine?
Rien à se mettre...
La nouvelle collection événement pour H&M, par exemple, j'ai noté la date sur mon carnet (8 novembre), premier signe d'addiction, j'ai regardé les modèles sur le site, de plus en plus compliqué, le site, un vrai show, et alors, deux surprises... D'abord, il s'agit de Roberto Cavalli, le couturier italien, tout en tissus panthère et décolletés mortels, un mauvais goût hors de prix, style Donatella Versace ou les nouveaux milliardaires Russes, mais qui titille les mauvais instincts de modeuse lassée de s'habiller terne comme Charlotte Gainsbourg, icône de mode, en imper beige Gérard Darel et cashemere gris deux tailles au dessus, le gilet gris sur le débardeur taupe, pour faire Jane Birkin tendance qui pose d'ailleurs avec son autre fille Lou Doillon pour La Redoute. J'ai commandé en septembre à la Redoute un imper comme la famille Birkin, pour avoir l'air moi aussi tendance chic, mine de rien, de qui avait cet imper dans son armoire depuis toujours, indémodable, il est arrivé un truc raide comme du carton, les manches comme des tuyaux, pas imperméable du tout, je l'ai renvoyé, ça m'a coûté les frais d'expédition.
Deuxième surprise, les prix : Cavalli pour H&M suit l'inflation générale, ça a drôlement augmenté, une robe longue en or à 299 Euros, par exemple!!! Une autre en lamé or Charleston à 199 Euros. Exit les petits prix à perdre la tête de leur première collection signée Lagerfeld il y a trois ans. Souvenirs... Un matin de novembre rue de Rennes, la folie s'est emparée de la boutique H&M depuis le trottoir, on ouvre les portes et s'enfourne une tripotée de clientes décivilisées qui se bousculent déjà sur l'escalier mécanique, qui s'étripent à l'étage, la télé filme ces femmes au bord de la crise de nerfs. On arrache les vêtements des portants, on se marche dessus, on accumule les fringues qu'on stocke et on les échange, on demande la taille 36 à une femme qu'on a jamais vue de sa vie en échange de la taille 40 qu'on serre contre son coeur, tout ça avant de passer à la caisse... Les employés débordés se transforment alors en matons, on gronde, on interdit, on menace, l'ascenseur de la réserve est pris d'assaut... J'ai tant acheté de modèles Lagerfeld que j'en possède encore aujourd'hui parqués dans ma penderie avec leurs étiquettes, jamais portés, depuis, j'ai grossi, ce n'est plus ma taille, quelle misère...
L'année suivante, c'est la collection Stella Mac Cartney, la plus féminine, la plus portable, pour preuve, je porte toujours depuis un trench marron et le même en beige rosé, ce qui vaut d'être mentionné, la plupart de ces vêtements ne servent jamais, qui sort tellement le soir pour accumuler tous ces strass, ces satins, ces smokings, ces sacs minuscules... Mais, digéré l'effet choc de prix tellement bas pour des fashion-victims ne pouvant pas décemment pousser la porte d'une boutique de l'avenue Montaigne et soudain autorisées à payer moins cher, presque rien, l'effet choc d'y avoir droit aussi, à se ruiner à sa mesure... Stella Mac Cartney marche moins bien que Karl Lagerfeld, et l'année dernière, ça décline franchement, en novembre 2006 : Viktor et Rolf, personne ne connaît dans la rue, ils ne passent pas à la télé...
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